VIOLENCES AU TCHAD : L’UA, LA FRANCE ET FIDH CONDAMNENT

De violents affrontements entre policiers et manifestants ont occasionné la mort de plusieurs personnes jeudi 20 octobre 2022 au Tchad. Les manifestants dénoncent la prolongation de la transition.

La capitale tchadienne N’Djamena a été l’épicentre d’une manifestation des opposants contre la prorogation du gouvernement de transition. Interdite par les autorités, celle-ci a rapidement tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre lorsque les manifestants ont saccagé des édifices, barricadé les axes routiers et enflammé les pneus dans la capitale tchadienne. Ils ont attaqué et incendié le siège du parti du nouveau Premier ministre tchadien Saleh Kebzabo.

Des actes qui ont suscité réaction et condamnation

« Des Violences sont intervenues ce matin au Tchad, avec notamment l’utilisation d’armes létales contre les manifestants, ce que la France condamne », a déclaré dans un communiqué la porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. La France ne joue aucun rôle dans ces événements qui relèvent strictement de la politique intérieure du Tchad, a-t-elle clarifié.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a également « condamné la répression des manifestations ayant entraîné mort d’hommes au Tchad ». Il a appelé toutes les parties au respect des vies humaines et des biens et à privilégier la voie du dialogue.

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses ligues au Tchad quant à elles, ont appelé à un « arrêt immédiat de la répression violente des manifestations ».

À la veille de cette manifestation, l’Union européenne avait déjà invité « les parties concernées à poursuivre dans la voie du dialogue et à s’abstenir de tout acte de violence ». Elle avait exprimé son attachement à « l’exercice des libertés publiques ».

Les violents heurts ayant opposé manifestants et policiers jeudi 20 octobre 2022 à N’Djamena, ont réuni une centaine de personnes à l’appel de l’opposition. Ils dénoncent la prolongation pour deux ans de la transition après que Mahamat Idriss Déby a été maintenu fin septembre, et ce, jusqu’à l’organisation des élections libres et démocratiques.

Les manifestants en colère ont pris d’assaut le siège du parti du nouveau Premier ministre, Saleh Kebzabo, dans la capitale, selon le site d’information pro-gouvernemental Alwihda. Le média indique que les manifestants ont mis le feu à l’entrée principale des locaux.

La police de son côté a fait usage de tirs et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Plusieurs manifestations de la société civile et de l’opposition ont été réprimés par les forces de sécurité. Le bilan fait état de plusieurs morts et des blessés.

Il faut rappeler qu’après la prolongation de la transition, un nouveau gouvernement d’unité nationale a été formé vendredi pour diriger le pays pendant les deux prochaines années.

Jacob Y./La rédaction

First Afrique

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