NUMÉRIQUE : INTEL CORE DE 13e GÉNÉRATION, LES PERFORMANCES DE RAPTOR LAKE NE MANQUENT PAS DE MORDANT

Les processeurs Core de 13e génération se confrontent aux Ryzen 7000. Avec ces puces, Intel sort sa seconde génération de processeurs hybrides 10 nm, mêlant cœurs hautes performances et cœurs efficients. Cette génération Raptor Lake entend bien rafler la mise face aux puces d’AMD.

Il aura fallu un peu moins d’une année à Intel pour renouveler son offre de processeurs grand public à destination des ordinateurs de bureau. Les Core de 12e génération « Alder Lake » cèdent ainsi leur place aux Core de 13e génération « Raptor Lake ». Une génération qui s’apparente plus à une recette remaniée qu’entièrement revue, se contentant de petites retouches ci et là pour mieux se positionner face aux Ryzen 7000 d’AMD.


Raptor Lake : une architecture qui n’évolue que peu
La promesse d’Intel avec cette génération de CPU est assez simple : proposer 15 % de performances supplémentaires en monocœur et jusqu’à 41 % en multicœur. Les jeux vidéo en auraient également pour leur compte avec une cadence d’images augmentée jusqu’à 24 %. Pour avancer ces chiffres, la société a revu quelques détails de l’architecture des P-Cores et E-Cores, notamment le niveau de cache L2 qui se voit doublé (4 Mo par cluster de P-Cores, 2 Mo pour les clusters d’E-Cores) de manière à mieux ingurgiter les échanges de données entre les différents cœurs et le cache L3 qui gagne 20 % pour s’étendre à 36 Mo.

La gravure reste sur un procédé Intel N7, c’est-à-dire du 10 nm dans le langage de la société, mais celui-ci a été amélioré — Intel parle de 3e génération de transistors SuperFin — de manière à pouvoir grappiller quelques centaines de mégahertz tout de même. En résulte des cœurs hautes performances P-Cores « Raptor Cove » capables d’opérer à 600 MHz de plus que les précédents et ainsi d’atteindre un maximum de 5,8 GHz sur certaines références. Leur nombre n’évolue en revanche pas et le maximum plafonne toujours à 8 P-Cores.

Les cœurs efficients (E-Cores) ne bougent pas architecturalement parlant (cœurs Gracemont), mais tirent également profit de l’amélioration du procédé de gravure pour gagner jusqu’à 600 MHz et ainsi atteindre un maximum de 4,3 GHz sous certaines conditions. Intel a toutefois décidé de doubler le nombre d’E-Cores pouvant être utilisés, avec un maximum désormais fixé à 16 cœurs sur certaines références.

Du côté de la mémoire, on note désormais le support de la DDR5 jusqu’à 5600 MHz, contre 4800 MHz sur la génération précédente — la DDR4 étant également prise en charge jusqu’à 3200 MHz. Les changements entre 12e et 13e génération de processeurs Core s’arrêtent à cette maigre liste d’optimisation, mais cela serait suffisant selon Intel pour surpasser la concurrence, tant dans le domaine applicatif que vidéoludique.

L’avantage, c’est que certains points demeurent inchangés, à commencer par la plateforme qui reste sur socket LGA1700. Les cartes mères compatibles avec les Core de 12e génération sont ainsi compatibles, moyennant une mise à jour de leur BIOS/UEFI. Intel propose néanmoins un nouveau chipset nommé Z790. Là encore, les changements sont légers, la nouvelle puce répartissant autrement ses différentes lignes PCIe. Ainsi, si le chipset Z690 propose le support de 16 lignes PCIe 3 et 12 lignes PCIe 4, le Z790 propose le support d’un maximum de 8 lignes PCIe 3 et 20 lignes PCIe 4. De quoi proposer un support plus élevé de puces additionnelles, comme des contrôleurs USB4 ou Thunderbolt 4. On y gagne également un port USB3 à 20 Gb/s pour un total de 5 ports. Les différences s’arrêtent là.


Pour lancer sa nouvelle série, Intel propose 6 références (SKU) de ses processeurs Core de 13e génération. En réalité, il n’y a que 3 puces, chacune étant proposée avec ou sans circuit graphique intégré (Intel UHD 770) ; ceux dénués d’iGPU arborant la lettre F à la fin de leur dénomination.

Le haut de gamme est tenu par les Core i9-13900K et i9-13900KF. Ils embarquent 8 P-Cores et 16 E-Cores capables d’atteindre respectivement 5,8 GHz et 4,3 GHz au mieux. La consommation électrique de base est donnée à 125 watts, mais le maximum atteignable est à 253 watts, soit 12 watts de plus que sur les Core i9-12900K/F.
Le milieu de gamme est représenté par les Core i7-13700K et Core i7-13700KF, deux puces qui embarquent 8 P-Cores (max. 5,4 GHz) et 8 E-Cores (max. 4,2 GHz) et qui tirent entre 125 watts et 253 watts en fonction de la charge, soit 63 watts de plus que la précédente génération. Enfin, les Core i5-13600K et Core i5-13600KF complètent la série avec leurs 6 P-Cores (max. 5,1 GHz) et 8 E-Cores (max. 3,9 GHz) pour une enveloppe énergétique comprise entre 125 watts et 181 watts, soit 31 watts de plus que la génération précédente.

Pour résumer, les différences par rapport à la 12e génération de processeurs Core tiennent dans le doublement du nombre d’E-Cores — le nombre de P-Core ne bouge pas — et un gain de fréquence assez important, compris entre 200 et 600 MHz en fonction des cœurs et des références

Régis Jehl.

First Afrique

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