GUERRE AU TIGRÉ : DES DISCUSSIONS DE PAIX LE 24 OCTOBRE EN AFRIQUE DU SUD

Le gouvernement éthiopien participera le 24 octobre 2022 en Afrique du Sud à des pourparlers organisés par l’Union africaine (UA) pour tenter de mettre fin au conflit au Tigré dans le nord de l’Éthiopie. L’annonce a été faite jeudi 20 octobre par un conseiller du Premier ministre éthiopien.

« La Commission de l’Union Africaine (UA) nous a informés que les pourparlers de paix sont fixés au 24 octobre en Afrique du Sud. Nous avons reconfirmé notre engagement à participer », a écrit Redwan Hussein, conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Abiy Ahmed. Les autorités rebelles de la région septentrionale du Tigré opposé au gouvernement fédéral par un conflit armé depuis début novembre 2020, n’ont pas non plus indiqué dans l’immédiat s’ils participeraient.

Aucun détail n’a été donné sur les modalités des discussions ni sur l’identité des médiateurs.

L’UA a récemment mis sur pied une « troïka » de médiation, dirigée par son envoyé spécial pour la Corne de l’Afrique, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, assisté de l’ex-président kényan Uhuru Kenyatta et de l’ancienne vice-présidente sud-africaine Phumzile Mlambo-Ngouka.

De précédents pourparlers, convoqués début octobre par l’UA en Afrique du Sud, n’avaient finalement jamais commencé en raison de problèmes d’organisation, selon des diplomates.

Après cinq mois de trêve qui avaient laissé entrevoir des espoirs de négociations, les combats ont repris, à grande échelle, depuis le 24 août 2022 dans le nord de l’Éthiopie.

L’ONU, les États-Unis et l’Union européenne (UE) notamment ont fait part de leurs inquiétudes, notamment au sujet des bombardements sur la ville de Shire.

Le président de la Commission de l’Union Africaine (UA) Moussa Faki Mahamat, avait appelé dimanche 16 octobre à « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », se disant « gravement inquiet des informations sur l’intensification des combats au Tigré ».
Les rebelles tigréens avaient rapidement dit être «prêts à respecter une cessation immédiate des hostilités».

Le gouvernement éthiopien a indiqué mardi 18 octobre s’être emparé de trois villes du Tigré, dont la localité-clé de Shire, autour de laquelle de récents combats ont suscité l’inquiétude internationale. Outre Shire, située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière érythréenne, les troupes fédérales éthiopiennes se sont également emparées des localités d’Alamata et de Korem dans le sud du Tigré.

Astrid T./La rédaction


First Afrique

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