MALI-BURKINA : DAMIBA-GOÏTA, LES COLONELS DISENT QUE …

Le Président de la Transition du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été reçu à Bamako samedi 03 août 2022 par son homologue malien Assimi Goïta. C’est dans le cadre d’une «visite d’amitié et de travail».

« C’est un grand honneur pour le Mali de recevoir mon frère Paul Henri Sandaogo Damiba », a écrit le colonel Assimi Goïta, président de la République du Mali, sur son compte Twitter. Paul Henri Sandaogo Damiba a été accueilli avec tous les honneurs dignes de son rang par les autorités maliennes avant le tête-à-tête entre les deux dirigeants. La rencontre a été ensuite élargie aux membres des délégations et les échanges se sont déroulés en toute convivialité et dans la transparence selon les médias maliens.

Au menu des échanges, les enjeux sécuritaires notamment la lutte contre le terrorisme, mais aussi la coopération bilatérale. En effet, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et son homologue malien, le colonel Assimi Goïta ont passé en revue les sujets d’intérêt commun pour les deux pays y compris les problématiques du Sahel.

Au terme des discussions, les deux chefs d’État ont décidé de renforcer leur coopération militaire pour sécuriser davantage leur frontière commune face à l’hydre terroriste. Le Burkina Faso, le Niger et le Mali se mettront ensemble pour travailler à juguler cette crise sécuritaire.

Le vœu du colonel Assimi Goïta et le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, est que les pays de l’Afrique de l’ouest aient la même vision sur la crise sécuritaire que connaît la sous-région. Pour eux, il s’agit bien de « groupes armés terroristes » qui s’attaquent à leur territoire.
La visite du chef de l’État burkinabé participe de la volonté des autorités du pays de renforcer les excellentes relations séculaires de coopération qui existent entre le Burkina Faso et la République du Mali », selon un communiqué de la présidence burkinabè, publié sur son site officiel.

Premier déplacement du président Damiba

Arrivé au pouvoir en janvier 2022 par la force, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba n’avait jusque-là effectué aucun déplacement à l’étranger.
Il avait promis faire de la lutte contre le terrorisme sa priorité.

Avant ce déplacement du président burkinabé, Ouagadougou et Niamey s’étaient déjà mis d’accord pour des opérations militaires régulières et permanentes contre le terrorisme. C’était à l’occasion d’une visite le 22 août 2022, du ministre nigérien de la Défense, Alkassoum Indatou en visite à Ouagadougou.
Les deux pays ont pris l’engagement de ne céder «un seul centimètre aux terroristes».

« Au-delà des opérations ponctuelles, nous envisageons de faire des opérations régulières et permanentes sur le terrain entre nos différentes forces armées », avait fait savoir Alkassoum Indatou ministre nigérien de la Defe. Le but visé à travers cette initiative, est de permettre aux Forces de défense et de sécurité des deux pays, d’occuper le terrain, de prendre le contrôle du terrain pour ne laisser « aucun centimètre aux terroristes aussi bien au Niger qu’au Burkina Faso ».

Les Présidents Paul Henri Damiba et Mohamed Bazoum ont apporté leurs soutiens à l’initiative afin d’aboutir des résultats palpables.
La sous-région ouest-africaine, est confrontée à la violence des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Ces violences ont occasionné depuis 2015, des milliers de morts et quelque deux millions de déplacés.

Plus de 40% du territoire du Burkina est hors du contrôle de l’État, selon des chiffres officiels.

Fin août, le Burkina Faso et le Niger qui font face à ces mouvements armés avaient invité Bamako à revenir assumer ses responsabilités après son retrait du G5 Sahel une initiative régionale dans la lutte contre le terrorisme.

Le pays a décidé de se retirer en mai 2022, du G5 Sahel et de sa force conjointe. Les autorités avaient évoqué une « perte d’autonomie» et «une instrumentalisation» au sein de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger.

La rédaction

First Afrique

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