AUTONOMISATION DES FEMMES : LE CBF CHEZ L’ONG EJE ET GBOBETO

Une délégation du Conseil des Béninois de France, a effectué jeudi 1er septembre 2022, une visite sur le site de pilotage de l’association franco-béninoise Gbobètô et l’ONG EJE.

Partenaire financier et d’exécution, le CBF est allé s’imprégner du déroulement des activités et s’enquérir des difficultés.

La visite effectuée par la délégation du Conseil des Béninois de France dirigé par Jean-Charles Ahomadégbé, est un exercice périodique de l’association. Partie prenante et porteur des projets qu’exécutent l’association franco-béninoise Gbobètô et l’ONG EJE, le CBF veille à la réalisation des ceux-ci. L’objectif visé par ces initiatives dont le Conseil des Béninois de France est garant, est de rendre autonome la Femme béninoise.

La première étape de cette visite conduite par Éliane Aïssi vice-présidente du CBF, est le site de pilotage de valorisation des déchets de l’association franco-béninoise Gbobètô à Porto-Novo. Le Conseil des Béninois de France intervient au sein de cette association, dans les volets recycleries et comptoir du plastique. En tant que partenaire financier et d’exécution, le CBF et Gbobètô ont conjointement lever une subvention de 100.000 Euros pour la réalisation du projet.

L’objectif de Gbobètô, est de faire du déchet un levier de développement territorial en créant des filières de valorisation.

À travers cette initiative, l’ONG entend empêcher la prolifération des déchets dans l’environnement pour créer des emplois et transformer ces déchets en des biens qui peuvent servir aux populations.

Les premières initiatives du projet ont été lancées en septembre 2019.

Quatre projets sont actuellement en cours d’exécution ont constaté les membres de la délégation du CBF. Le premier projet est l’énergie verte. Il consiste à faire un combustible écologique à partir de résidus agricoles et un foyer amélioré qui améliore les performances du combustible a fait savoir Naomi Fagla Medegan, fondatrice de Gbobètô. Le but visé à travers ce projet, est de proposer une alternative au charbon de bois pour réduire la déforestation.

Le deuxième projet piloté par les deux associations s’intitule les recycleries. L’idée à travers celui-ci, est de mettre en place des activités de tri de déchets au niveau des points de regroupement de la Société de gestion des déchets solides dans le Grand Nokoué (SGDS-GN). Ce projet permet la réinsertion des femmes au sein des coopératives formalisées, pour les former et les équiper afin qu’elles puissent récupérer la matière et la revendre. Dans sa dynamique, l’association ambitionne lancer les activités de valorisation qui permettront à ces femmes de transformer elle-même la matière en produit fini.

Le troisième projet conduit par Gbobètô et le CBF, est le comptoir du plastique. Celui-ci est une filière d’achat de des matières plastiques dans toute la ville de Porto-Novo et les communes environnantes pour leur recyclage en de petites paillettes. Celles-ci seront revendues à des industriels au Togo et au Ghana qui en feront des produits finis a expliqué Naomi Fagla Medegan. L’intérêt de ce projet, est de faire vivre la filière de collecte à Porto-Novo en faisant utilisé moins de plastiques vierges aux industriels pour un moindre impact environnemental par rapport à leur production a-t-elle poursuivi.

Le quatrième et dernier projet co-piloté par le Conseil des Béninois de France et Gbobètô, est la sensibilisation. Il consiste à la mise en place des locaux poubelles dans les écoles de Porto-Novo et les recyclages. En échange à cette activité, le CBF et Gbobètô financent les projets socio-éducatif des écoles concernées. Objectif, faire comprendre aux apprenants et enseignants qu’en préservant leur environnement, ils apportent également des bienfaits à leur cadre de vie et de travail.

Les réalisations peuvent être là construction de bibliothèque, de latrines ou l’accès à l’eau.

Résultats immédiats

Depuis la mise en œuvre de ces projets conjointement conduits par le CBF et Gbobètô, les résultats sont satisfaisants. Environ dix mille élèves ont été sensibilisés sur le tri sélectif. Les dix écoles bénéficiaires du projet disposent des infrastructures socio-éducatif financées par les deux associations. En effet, les membres des écoles bénéficiaires trient les déchets dans les locaux fournis par l’association. Ils les récupèrent ensuite pour les envoyer en recyclage. Pour la filière de collecte des déchets l’ONG a pu réunir une centaine de petits récupérateurs et une vingtaine de récupératrices qui travaillent avec elle.

La filière de fabrication de combustible, a fait naître les groupements de potières qui fabriquent les foyers améliorés et des groupements agricoles qui fournissent la matière première qui permettent aux clients de s’offrir du combustible à prix abordable.

Après le site de Gbobètô et les points de regroupement de foun-foun et de Tokpota de Porto-Novo, la délégation du CBF a mis le cap sur Avrankou où se trouve le site du projet d’autonomisation des femmes en agriculture de l’ONG EJE. Ce projet qui bénéficie également du soutien du CBF, a pour objectif de former des femmes dans les domaines spécifiques. Le recrutement des femmes est déjà en cours a confié Éric Adefalou, Directeur exécutif de l’ONG EJE.

Le site dispose déjà des infrastructures et matériels nécessaires pour les différentes activités qui se mènent, a constaté la délégation du CBF. Le bâtiment de formation, l’usine de transformation de l’huile rouge, les poulaillers pour l’élevage de la volaille et bien d’autres.
Au terme de cette journée de visite, c’est une lueur d’espoir pour les membres de la délégation. « C’est un plaisir de voir que ces projets portent déjà des fruits », s’est réjouie Éliane Aïssi vice-présidente du conseil des Béninois de France.

« Je ne suis pas mécontente de ce que nous faisons depuis 23 ans. Ce qui se fait est encourageant donc ne baissons pas les bras », a déclaré Annie Mehou-Loko membre de la délégation.

J.Y.S/La rédaction

First Afrique

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