AFRIQUE DU SUD : CAMBRIOLAGE/REGARD DES DÉPUTÉS, RAMAPHOSA, DU MAL A SE DÉFENDRE


Climat électrique entre le président Cyril Ramaphosa et le parlement sud-africain sur l’affaire « cambriolage », lors d’une session parlementaire en visioconférence.

Le chef de l’État sud-africain a assuré de sa disponibilité à « s’expliquer » devant la nation et à « assumer » son entière responsabilité.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa était face au parlement de son pays mardi 30 août 2022 pour répondre aux questions des députés dans l’affaire « cambriolage ». Par visioconférence, le président Cyril Ramaphosa, a déclaré être disposé à « s’expliquer » devant la nation et à « assumer » son entière responsabilité dans cette affaire, dès que l’enquête le visant serait terminée.

Répondant aux questions du Parlement, Cyril Ramaphosa, a assuré qu’il coopérait avec les autorités du pays. Mais ses promesses contrastent avec ses actes puisqu’il a refusé de fournir des détails sur ce cambriolage qui lui vaut des accusations de blanchiment et corruption. Le président Ramaphosa a fait savoir qu’on lui avait conseillé d’attendre que les enquêteurs aient terminé leur travail.

Cyril Ramaphosa

« La réponse la plus appropriée de mon côté est que la loi suit son propre cours », a déclaré le chef de l’État sud-africain lors de cette session parlementaire tenue par visioconférence.

Les réponses laconiques de Cyril Ramaphosa n’ont pas satisfait les députés de l’opposition qui ont clairement exprimé leur mécontentement. Mais Cyril Ramaphosa a martelé : « Je suis prêt à coopérer et aussi à m’expliquer ».

Le bureau de la médiatrice de la République et la police faut-il le rappeler, avaient ouvert une enquête en juin après que le président sud-africain avait été accusé d’avoir acheté le silence de cambrioleurs tombés sur « d’importantes sommes d’argent », dans l’une de ses propriétés.

En février 2020, selon une plainte déposée par l’ancien chef du renseignement sud-africain Arthur Fra-ser, des cambrioleurs s’étaient introduits dans une ferme appartenant au président à Phala Phala, dans le nord-est du pays. Là, ils seraient tombés sur l’équivalent de près de quatre millions d’euros en es-pèces selon l’AFP.

La plainte accuse le président Ramaphosa d’avoir dissimulé le cambriolage à la police et l’argent au fisc. Mais aussi d’avoir organisé l’enlèvement et l’interrogatoire des voleurs, puis de les avoir soudoyés pour qu’ils gardent le silence.

Cyril Ramaphosa a dans un premier temps reconnu le cambriolage mais nie les allégations d’enlève-ment et de corruption. Il s’était défendu, arguant avoir signalé le cambriolage à la police. Il a également contesté les sommes avancées, assurant que l’argent provenait de la vente de bétail.

L’affaire met sous pression le président, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille et cherche à être investi par le parti au pouvoir, l’ANC, pour briguer un nouveau mandat lors de la présidentielle de 2024.

La rédaction

First Afrique

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