MÉDICAMENTS MADE IN CÔTE d’IVOIRE : POUR UN TAUX DE 30% D’ICI 2025

La Côte d’Ivoire envisage porter à 30% la fabrication locale de médicaments d’ici 2025. C’est ce qu’a fait savoir le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba.

La fabrication actuelle de médicaments de la Côte d’Ivoire est de 6%. Mais le pays veut accélérer dans le domaine en associant la médecine traditionnelle pour améliorer l’accès aux médicaments selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), qui a rapporté les propos du ministre s’exprimant lors d’une rencontre, dimanche à Agboville (sud-est), avec les praticiens de médecine traditionnelle.

« Dans la feuille de route que le président de la République m’a donnée en tant que ministre de la Santé, c’est de porter de 6 à 30% d’ici 2025 les médicaments fabriqués en Côte d’Ivoire ». Mais la fabrication de ces médicaments, tout en s’appuyant sur la connaissance et la technologie qui viennent d’ailleurs, doit s’appuyer avant tout sur notre connaissance et notre culture, ce qui est notre patrimoine, a laissé entendre le ministre de la Santé de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.

C’est pour ce faire, le gouvernement a entrepris de mettre en place rapidement l’institut de développement de la médecine traditionnelle, a ajouté Pierre N’Gou Dimba.

Il a fait savoir que chaque année, l’Etat mobilise plus de 200 milliards FCFA pour acheter les entrants, les médicaments et tout ce qu’il faut pour soigner.
Sur les 200 milliards FCFA, seuls 6% sont fabriqués localement, a-t-il dit, notant que pour tout ce montant consenti, environ 33% de la population ont accès aux soins de santé dans le système conventionnel.

Le ministre de la Santé de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a demandé aux praticiens de médecine traditionnelle d’être «très organisés», faisant savoir qu’un processus de certification et de protection de leurs produits va être mise en place.

En émettant cette demande, le gouvernement ivoirien entend associer la médecine traditionnelle à la médecine contemporaine pour améliorer l’accès aux médicaments.

La Côte d’Ivoire envisage inverser la tendance des 6 % de fabrication actuelle des médicaments consommés par la population. Et pour mener à bien l’ambition des 30 %, les autorités veulent mettre en place un institut de développement de la médecine traditionnelle. À en croire le ministre de la Santé de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle Pierre N’gou , la fabrication des médicaments devra s’appuyer à la fois sur la médecine moderne et sur les connaissances locales.

C’est pour atteindre cet objectif que le gouvernement compte aider la médecine traditionnelle à se moderniser pour être accessible pour tous les citoyens. « Nous allons faire notre part. Vous, praticiens de médecine traditionnelle, aurez non seulement l’encadrement des praticiens, mais vous aurez la zone dédiée à la médecine traditionnelle et les financements pour vous accompagner, a rassuré le ministre de la Santé de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. Il a promis être le premier défenseur des praticiens de la médecine traditionnelle.

Il faut rappeler que le gouvernement ivoirien conclu un accord avec Tridem Pharma, pour la construction d’une usine de médicaments à Abidjan. Le coût de ce projet est estimé à 92 millions de dollars soit environ 56 milliards. La concrétisation de ce projet, permettra de réduire considérablement la dépendance pharmaceutique de la Côte d’Ivoire.

J.Y.S/ La rédaction

First Afrique

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