PRODUCTION DE COTON : LE BÉNIN CONSERVE SON TITRE

Le Bénin maintient le cap de la production de coton en Afrique. Le pays conserve son rang de premier producteur du continent et occupe la dixième place sur le plan mondial.

De record en record, le Bénin est inarrêtable dans la production cotonnière sur le continent africain. Depuis l’avènement du président Patrice Talon, le pays a connu véritable ascension et distance ses concurrents en la matière notamment le Mali et le Burkina Faso.

Sa percée est sans appel après la récolte de la saison 2020-2021 qui a battu les records de ses challengers. Grâce à une production de 728.000 tonnes de coton brut, le Bénin garde la première place sur le continent africain et la 10ème au niveau mondial devançant ainsi le Mali et le Burkina Faso. À travers ces performances, il est perceptible que les efforts du gouvernement du président Patrice Talon, sont payants dans le secteur cotonnier.

Depuis la campagne agricole 2018-2019, le Bénin monte en flèche dans la production de l’or blanc. En 2019-2020, le pays réalisait déjà une première performance historique en franchissant la barre des 700 000 tonnes. Et la saison 2020-2021 a été un grand cru avec une récolte cotonnière chiffrée à 728 000 tonnes.

Grâce à cette performance, le Bénin maintient sa place de premier producteur africain de coton malgré les perturbations météorologiques pour lesquelles les dirigeants avaient anticipé 675 000 tonnes de la matière première.

De quatrième producteur africain de coton qu’il occupait encore en 2016, le Bénin, en quelques années seulement a marqué une ascension fulgurante dans le domaine. Un exploit qui ne doit rien au hasard. La détermination et l’engagement du président Talon constituent le résultat de cette prouesse. « Le secteur cotonnier représente 60 % du tissu industriel du Bénin », avait fait savoir la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, lors du lancement de la campagne 2021-2022 de commercialisation du coton.

Le pays compte sur plusieurs leviers pour faire de lui un hub de l’agriculture sous régionale. Parmi ceux-ci, le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui a cité, entre autres, lors du lancement de la campagne agricole 2022-2023, le programme national de développement des plantations et de grandes cultures reposant sur un aménagement de 500.000 hectares pour une agriculture d’envergure devant servir de socle au développement d’une véritable agro-industrie nationale ; l’accélération de la mécanisation agricole par la formation sur place d’ouvriers spécialisés à l’assemblage, la facilitation de l’accès des producteurs aux engins, le service après-vente ; la promotion des techniques et pratiques culturales résilientes au changement climatique ; la mise en place d’un programme de développement de l’élevage dont l’objectif à l’horizon 2026 est de limiter les importations des produits animaux et de porter la couverture des besoins en viande, lait et œufs de table respectivement à 70%, 55% et 95% ; la mise en œuvre du projet de sédentarisation des troupeaux des ruminants au Bénin ; la poursuite de l’assainissement des plans d’eau par leur dragage pour favoriser une meilleure reproduction des espèces halieutiques ; la mise en place d’un programme de développement de la pêche et de l’aquaculture dont l’objectif pour 2026 sera de porter le taux de couverture des besoins par la production nationale de 42% à 60 %, soit une production de 135.000 tonnes dont 40.000 tonnes pour l’aquaculture ;

De la valeur ajoutée. Le gouvernement est bien dans cette dynamique. C’est pourquoi les autorités ont mis en place la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé.

Ce projet cher au gouvernement béninois est le fruit d’un partenariat public-privé conclu entre le Bénin et ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP). Il a mis en place un programme pilote de traçabilité de la chaîne de production des vêtements et des filatures des unités de production textile dans cette Zone Industrielle (GDIZ).
L’objectif visé par ce fleuron de l’industrie béninoise est de maximiser le potentiel économique des richesses naturelles. Il s’inscrit dans l’agenda des 342 projets de la seconde phase du Programme d’actions du gouvernement 2021-2026.

Celui-ci est de 20,8 milliards de dollars conçu pour soutenir le développement économique et social du Bénin avec des impacts positifs sur les conditions de vie des populations.

J.Y.S/ La rédaction

First Afrique

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