BÉNIN : ÉNERGIE, L’UN DES SUCCÈS DE TALON

Il est sans doute le ‘’messie’’ qu’attendait le Bénin pour le décollage de son pays et particulièrement du secteur énergétique. Le président Patrice TALON, en 06 ans de gouvernance, a battu bien des records pour le développement socioéconomique de son pays, en particulier au niveau de la production énergétique électrique.

Ses performances jamais égalées depuis 1960 sont le témoignage qu’il est le prototype du dirigeant visionnaire, engagé et pragmatique dont les Etats africains ont besoin.

Le président Patrice TALON, sans s’affubler le titre légitime de ‘’Grand bâtisseur’’, pose les bases d’un Bénin énergétique debout. En moins de trois ans, il a réussi à doter le pays de deux grandes centrales. Il s’agit en l’occurrence de la centrale thermique dual fuel (bi-combustible ) de 127 mégawatts de Maria-Gléta 1 et de la première centrale solaire du Bénin inaugurée le mardi 19 juillet 2022 à Illoulofin dans la commune de Pobè.

Avec ces deux infrastructures d’envergure construites à grands frais et suivant les normes internationales et avec les dernières technologies, le Bénin, pays croupissant jadis sous le joug de la dépendance énergétique, brise maintenant les chaînes de l’impossible. De 00 mégawatt en 2016 avec des équipements obsolètes, à l’époque taxés de ‘’musées’’ par le ministre de l’énergie Dona Jean-Claude HOUSSOU, le pays est d’abord passé à 30 mégawatts de production propre après leur réhabilitation complète, puis à 167 mégawatts avec la centrale thermique de Maria-Gléta 1 en 2019.

Moins de trois ans après sa mise en exploitation commerciale, notamment à la date du mardi 19 juillet 2022, la production nationale franchit la barre de 192 mégawatts ; soit de 60 à 75% de nos besoins en journée.

C’est tout simplement une performance exceptionnelle en 06 ans. Mais ce n’est que les premiers mètres carrés d’un vaste champ énergétique que laboure inlassablement le Compétiteur-né avec son bras opérationnel le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU. Car, d’autres centrales d’envergure sont dans le tuyau pour définitivement porter le pays vers des cimes du bonheur énergétique électrique. C’est d’abord le doublement de la centrale d’Illoulofin pour porter sa capacité installée à 50 mégawatts crêtes.

Dona Jean-Claude HOUSSOU , Ministre de l’énergie.

Suivra ensuite la construction de quatre nouvelles centrales solaires photovoltaïques qui viendront renforcer le parc de production nationale d’énergie électrique. Au total, ces installations débiteront 50 mégawatts crêtes répartis comme suit : Bohicon (15MWc), Parakou (15MWc), Djougou (10MWc) et Natitingou (10MWc). A terme, elles porteront à 100 mégawatts crêtes la capacité totale des centrales solaires photovoltaïques sur le territoire national.

La mise en œuvre de ce projet contribuera à non seulement augmenter la capacité de production nationale d’électricité afin de réduire la dépendance énergétique, mais aussi va assurer l’accès à une énergie fiable et réduire significativement le coût moyen de production de l’énergie électrique au Bénin. Déjà, le lundi 04 juillet 2022, les travaux ont été confiés au Consortium Greenyellow/ Egnon Consulting lors d’une cérémonie de signature de 4 contrats de concession qui a eu lieu au ministère de l’économie et des Finances. Le partenaire du gouvernement béninois qu’est le Millénium challenge account Bénin 2 a déjà procédé au dédommagement complet des personnes affectées, et les procédures de transfert du foncier dans le patrimoine de l’Etat sont en cours.

A Bohicon, l’infrastructure sera érigée sur un site de 50 hectares. A Parakou, un domaine de 48 hectares a été acquis. A Djougou et Natitingou, c’est plutôt 25 et 20 hectares qui sont respectivement mis à disposition.

208 mégawatts pour Dogo bis, Vossa et Bétérou

En dehors du solaire, le Bénin développe aussi d’autres sources d’énergies renouvelables comme l’hydroélectricité. Pour permettre qu’en 2026, les énergies renouvelables atteignent 30% du mix énergétique, le gouvernement va lancer la construction de la centrale hydroélectrique 128 mégawatts de Dogo bis.

Cette infrastructure majeure aura une vocation multifonctionnelle, c’est-à-dire, en plus de la production d’électricité, assurer l’irrigation des terres traversées et contribuer à la gestion intégrée des ressources en eau pour contribuer à mieux gérer les problèmes d’inondation dans le Sud du Bénin. Afin de maintenir la tendance dans sa marche inexorable vers l’autonomisation énergétique électrique, le Bénin a opté pour la diversification de ses sources d’énergie et particulièrement hydroélectricité, puisque le fleuve Ouémé regorge de potentiel d’au moins 200 MW. C’est pour ça qu’en plus de Dogo bis à 128 mégawatts, il est prévu dans un deuxième temps, Vossa et Bétérou respectivement 60 et 20 mégawatts.

191 mégawatts pour Glo-Djigbé et Maria-Gléta 2

Avec l’énergie thermique, l’aventure se poursuit. Une deuxième centrale de 150 mégawatts sera construite dans la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé.

A cela s’ajoute la construction d’un terminal flottant de stockage et de regazéification qui va rendre disponible l’intrant qu’est le gaz. Enfin, le site de Maria-Gléta va accueillir une deuxième centrale d’une capacité installée de 41 MW en mode IPP (Producteur Privé et Indépendant d’énergie). C’est historique dans notre pays. Le jeudi 16 juin 2022, la construction de cette infrastructure qui sera en cycle combiné est confiée à Genesis Energy holdings, un producteur indépendant d’énergie électrique. Cette convention de concession porte sur une durée de vingt (20) ans et le coût du projet est estimé à 30 milliards de francs CFA. Le délai contractuel de construction de la centrale thermique est de dix-huit (18) mois.

Accélérer l’extension et la densification du réseau

Outre ces centrales, l’Exécutif béninois entend accélérer sa politique d’extension et de densification du réseau de transport et de distribution. Plusieurs projets seront mis en œuvre pour le moderniser, l’étendre et le densifier. C’est le cas du projet d’augmentation de l’accès à l’électricité au Bénin (P2AE), du Projet d’électrification rurale (PERU), du projet d’alimentation en énergie électrique de la route des pêches et du Projet d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (PADSBEE). En terme de chiffres, nous sommes passés de 1073 kilomètres de réseau haute tension construites pendant 56 ans à près de 1800 kilomètres. C’est-à-dire 63% de plus en l’espace de 4 ou 5 ans, c’est extraordinaire. En termes de temps de coupure, le Bénin est passé de plus de 75 heures à moins de 12 heures. Et ça, c’est un axe fort de la politique du gouvernement, puisqu’à côté de ça, le temps moyen de traitement des pannes qui était de plus de 12 heures, est passé à moins de 2 heures aujourd’hui. Le taux d’électrification rurale qui était de 5% est passé à 10% en l’espace de 6 ans après 56 ans. En termes de perspectives, le premier Patrice TALON ambitionne d’électrifier plus de 1100 localités sur l’ensemble du pays en plus des 350 prévues dans le PAG 1. Au bout du compte, c’est 1500 localités qui vont être électrifiées sous le PAG2. C’est du jamais vu quand on sait que pendant le PAG 1 pour passer de 5 à 10% , on le gouvernement a électrifié près de 400 localités et là, l’accélération est autre, donc l’engagement continue de la même façon que le gouvernement attache une importance centrale aux énergies renouvelables.

Des investissements records

Mais, en même temps le niveau d’investissement de près de 800 Milliards de francs CFA, est un niveau sans précédent, qui est de loin supérieur à la somme de tout ce qui a été fait dans le secteur pendant les trois précédents quinquennats. C’est dire, que d’abord il y a une vision aujourd’hui qui est très claire du Président de la République, avec une feuille de route également claire que le ministre de l’énergie, Dona Jean-Claude HOUSSOU et ses collaborateurs égrainent avec passion et détermination de mois en mois et d’année et année.

Ce qui fait que, après les années de balbutiement, d’approximation, de navigation, on peut dire à vue depuis les indépendances, l’énergie est au cœur du Bénin, désormais terre d’opportunités, grâce au président Patrice TALON.

La rédaction

First Afrique

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