MESSAGE DE SICA YOLANDE FRANCISCO À L’OCCASION DE LA FÊTE DU TRAVAIL 2022

Sica Yolande Francisco, femme leader, agent de changement, s’adresse aux travailleuses et travailleurs à l’occasion de la commémoration de l’édition 2022 de la fête du travail. Dans son message plein d’espoir, elle diagnostique le monde du travail,  évoque les enjeux et défis.

Chères Concitoyennes,

Chers Concitoyens,

Travailleuses et travailleurs,

Aujourd’hui nous commémorons le 1er mai, la fête du travail, la fête des travailleurs, autrement dit votre Fête, notre fête.

En effet, dans la longue liste des fêtes et des manifestations qui jalonnent notre calendrier, celle du 1er mai est tout à fait particulière.

Car d’abord, une question mérite d’être posée : «Faut-il, doit-on, ou peut-on fêter le travail »?

Il n’est pas besoin de remonter très loin dans le passé ni de regarder très loin de nous aujourd’hui pour constater que, pour beaucoup, le travail, c’est aussi une source de difficultés, voire de souffrances physiques ou morales.

Et en même temps, nous savons tous que pour beaucoup de nos concitoyens, la première angoisse, la première source de difficultés et la première souffrance, c’est bien soit l’absence de travail, soit la peur de le perdre.

Individuellement comme collectivement, pour notre société, le chômage reste notre problème principal, un problème qui est à la source de bien d’autres problèmes.

C’est dire s’il nous faut en 2022, encore où ce chômage reste à un niveau très élevé quand on additionne toutes ses catégories sans « jouer » avec des chiffres et des pourcentages parfois discutables, oui, c’est dire s’il nous faut toujours considérer comme prioritaire la bataille pour l’emploi mais aussi, un emploi durable qui permette à chacune et à chacun de vivre et d’avoir des projets.

C’est dire s’il nous faut en 2022 encore, nous battre contre le chômage et par tous les moyens, en utilisant toutes les techniques, toutes les actions et en mobilisant toutes les énergies.

C’est l’affaire du monde politique, c’est l’affaire du monde économique, c’est l’affaire des Associations qui agissent dans le domaine de la formation et dans celui de l’insertion, c’est l’affaire des administrations, et c’est bien sûr l’affaire des travailleuses et travailleurs eux-mêmes ainsi que de leurs organisations syndicales.

Travailleuses, Travailleurs, Mes chères concitoyennes et chers concitoyens,

Je sais combien, peut sembler vain cet appel récurrent à lutter contre le chômage et pour l’emploi mais aujourd’hui encore, à l’heure du désespoir pour tant de nos compatriotes et d’angoisses pour l’avenir de tant d’autres qu’ils soient jeunes en première recherche ou plus âgés quand le terme de «séniors » les en éloigne toujours davantage, peut-on rester muet en la matière un jour de 1er mai ?

SICA YOLANDE FRANCISCO

Je sais bien sûr que rien n’est, ni simple, ni facile.

Je le dis et, je le redirai  tout autant que l’occasion se présentera.

Mais je sais aussi que le premier danger sera toujours d’en venir à accepter le chômage comme une donnée incontournable, presque acceptable de notre société.

Je sais aussi que l’emploi salarié reste toujours considéré par beaucoup de dirigeants comme une «charge» alors que c’est le travail salarié qui crée des richesses dont ces mêmes dirigeants sont les premiers bénéficiaires. Accepter de telles idées concernant le travail et les salariés, que l’on ne cesse d’entendre dans les milieux économiques et certaines sphères politiques, serait accepter une société sans espoir pour les moins jeunes et sans avenir pour les plus jeunes avec, d’un côté, des très riches et des très puissants toujours plus riches et toujours plus puissants et, de l’autre, une misère quotidienne frappant des milliers de nos concitoyens de tous âges.

Le chômage est un fléau qui touche de plus en plus une large frange de nos populations. Tous les chiffres officiels nous le prouvent. Point n’est besoin ce jour d’en citer. Ils sont tellement criants !

Si aujourd’hui nous nous retrouvons dans une commémoration historique, il nous appartient de mesurer combien d’obstacles il a fallu surmonter, combien de luttes il a fallu mener pour faire sortir le monde ouvrier du « non droit » et pour lui faire acquérir la dignité de ses droits.

C’est bien une raison de plus de ne jamais l’oublier, de se méfier de certaines idées  et stéréotypes et de refuser ce qui pourrait remettre en cause ces droits si chèrement acquis par nos parents et grands-parents.

Cher (e)s Compatriotes,

Osons espérer qu’en ce 1er mai 2022,  nous puiserons dans nos mémoires un peu plus de détermination pour poursuivre, chacun à notre place, selon nos propres conceptions philosophiques ou politiques, le seul combat qui vaille, le combat pour une société plus juste, plus fraternelle, en un mot plus humaine.

Poursuivons donc le combat pour l’épanouissement de tous à travers le travail équitablement réparti.

Et retenons que le travail, c’est  la santé.

C’est encore le travail  qui éloigne de  l’être Humain les 3 grands maux que sont l’ennui, le vice et le besoin. Dixit Voltaire.

Mieux, “Le travail est l’aliment des âmes nobles.”

Vive le Travail libérateur,  Vive le Travail source d’épanouissement,

Vive le travail créateur de richesse,

Célébrons gaiement le travail à chaque 1er Mai.

Bonne Fête  du travail à  toutes et tous.

Sica Yolande FRANCISCO

Femme Engagée

Femme Leader

Agent de changement

First Afrique

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