AUTONOMISATION DE L’ÉNERGIE AU BENIN : Le Ministre Houssou visite la Centrale thermique de Maria-Gléta 1

Dans le souci de faire du Bénin un pays indépendant en énergie électrique, le gouvernement de son S.E.M. Patrice Talon a construit une  Centrale thermique à Maria-Gléta. Un an après sa mise en service, le ministre de l’énergie Dona Jean-Claude Houssou s’est rendu sur le site du joyau d’une capacité de 127 Mw, pour s’enquérir de son fonctionnement.

Ayant hérité d’un secteur énergétique désastreux, où le délestage règne en maître, le chef de l’État s’est lancé dès sa prise de pouvoir un défi qui est presque relevé. Il a promis rendre le Bénin autonome sur le plan énergétique. Ainsi sous le leadership de Dona Jean-Claude Houssou, Ministre en charge de l’énergie, une centrale thermique a été construite a Maria-Gléta et sa mise en service depuis un an donne des résultats satisfaisants. Afin de s’assurer du bon fonctionnement, de la centrale, le premier patron du secteur énergétique du Benin, a effectué une visite du site. Située à Maria-Gléta, arrondissement de Togba dans la commune d’Abomey calavi, elle est érigée sur une superficie de 20 hectares. Dès la descente de l’équipe ministérielle, elle a été soumise aux règles mises en place pour la lutte contre la propagation du covid-19. Gel hydro-alcoolisant, prise de température et la distanciation sociale d’un mètre au moins, sont les conditions imposées aux membres de l’équipe.

Accueillis dans la salle de Conférence de l’administration pour une séance de sensibilisation et de briefing, le ministre et ses collaborateurs ont ensuite visité tous les compartiments de la Centrale, dont l’atelier de mécanique, l’atelier d’électricité, la salle des machines, celle des opérations, et la Salle de contrôle. À l’atelier de Mécanique, Fadil Abiola, Chef service et ses collaborateurs sont à pieds d’œuvre pour assurer la révision de certaines pièces, dans l’atelier d’électricité, Alberic Mehou veille au grain pour prévenir les fuites éventuelles du gaz et au calibrage. Au niveau de la salle des Machines, considérée comme le tissu nodal de la Centrale,  7 moteurs tournent simultanément et sans interruption. Pour expliquer au ministre et son équipe le mode de fonctionnement des 7 moteurs, Voltaire Dahounto, Chef service maintenance et électricité, déclare « le travail consiste à apprêter les auxiliaires (armoires électriques) pour leur bon fonctionnement. L’énergie  de 127 Mégawatts produite par les 7 moteurs est d’abord transformée, puis transportée par la Communauté électrique du Bénin (CEB) et enfin distribuée par la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) pour le compte du Bénin et par la Communauté électrique du Togo (CET) pour le compte de la République Togolaise. Les travaux que nous faisons aujourd’hui entrent dans le cadre de la maintenance périodique des moteurs afin pour une production optimale. Chaque jour, nous procédons à des enregistrements et nous analysons les courbes dans le but d’y apporter des solutions en cas de défaillance ». « C’est une fierté pour moi de faire partie de cette expérience qui est une première pour le Bénin depuis les indépendances », a-t-il ajouté. Dans la salle des opérations, Corinne Ehou, Chef de Quart, déjà au poste depuis 7 heures, travaille jusqu’à 14 heures avec trois collaborateurs dont deux font la ronde des machines sous sa supervision. Et sur place, elle dispose des informations en temps réel depuis la salle des Machines et en fait le retour. « C’est une grande joie pour moi en tant que Béninoise d’appartenir à ce projet et de maîtriser les contours de cette tâche en un an », s’est-elle réjouie. Quant au Directeur adjoint de Contrôle, un an sans interruption reste un défi majeur. « Et c’est le lieu de remercier le gouvernement de la Rupture notamment son chef, le président Patrice Talon et son ministre de l’énergie, Dona Jean-Claude Houssou pour la confiance à nous faite », a renchéri Herman Tamadaho. Visiblement très fier, Christophe PRINGAULT, Directeur général de la Centrale affirme : « cette Centrale fonctionne 24h/24h selon les normes internationales avec des machines ultra-modernes. En terme de production de qualité, nous sommes satisfaits car, nous contribuons à travers cette Centrale à fournir 60% de l’énergie totale du Bénin. Pendant un an, nous n’avions pas connu de difficultés majeures qui pourraient empêcher le fonctionnement normal de la Centrale. Nous venons d’enregistrer 8.300 heures de fonctionnement, la preuve que les machines travaillent 24h/24h et ceci pour une durée de 25-50 ans au moins. Je suis également fier de la compétence locale puisqu’il n’y a  que deux Expatriés sur les 57 agents. Le Bénin dispose de  l’une des meilleures Centrales de la sous-région ».

Par ailleurs, l’actuel Directeur général de la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), Jacques Paradis, membre de l’équipe ministérielle se réjouit de cette Centrale qui, non seulement assure l’indépendance du Bénin vis-à-vis des autres pays, mais aussi permet d’améliorer le service de la clientèle. Il déclare « La Centrale de Maria-Gléta 1 qui couvre 60 % de l’énergie électrique du Bénin depuis sa mise en service est un apport important pour la SBEE. Elle a un impact considérable sur le prix de revient de l’électricité qui est relativement moins élevé qu’avant où, on tournait avec la fourniture d’autres sociétés privées de production d’électricité ». Selon le Directeur de la SBEE, la nécessité de disposer de l’énergie en quantité suffisante s’impose afin de mieux répondre aux exigences des clients.

« Pour nous autres, c’est la satisfaction de la clientèle qui reste notre leitmotiv. Déjà, la mise en service de la Centrale Maria Gleta 1, de 127 Mw, nous permet d’améliorer la qualité des services. Lorsqu’on parle de l’électricité, on parle de trois choses différentes (la production, le transport et la distribution). 60 % d’indépendance, cela nous permet d’améliorer les services de la clientèle et fiabiliser l’alimentation en énergie électrique », précise-t-il, avant d’énumérer quelques-unes des difficultés liées à la production de l’énergie. « Produire de l’énergie nécessite beaucoup d’investissements. Et il faut avoir de la patience pour y arriver. Les nouvelles Centrales qui seront construites vont aider  à atteindre cette autosuffisance énergétique totale tant souhaitée. Toutefois, il faut faire preuve de patience car ce sont des travaux longs qui doivent se faire avec beaucoup de sérieux et de rigueur », a-t-il laissé entendre. Après le tour des différents compartiments de la Centrale, le ministre très ému, n’a pas manqué de donner ses impressions, « depuis le 6 avril 2016, le Bénin est en train de connaître de profondes mutations en matière énergétique. Il est d’ailleurs passé par toutes les émotions avant de commencer par se satisfaire des prouesses et autres défis relevés. Ce n’est pas pour rien que ce secteur couvre 10 % des projets prioritaires phares du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG). Dès notre prise de fonction, nous avions constaté un  » désert énergétique « .

Et notre mission à l’époque était de verdir ce désert en cohérence avec les engagements du chef de l’État pendant les campagnes, qui étaient de tout faire pour que l’énergie électrique soit considérée comme le sang qui circule dans les veines de nos concitoyens.  C’est désormais le sourire puisque la feuille de route qui nous a été tracée a été suivie avec une vision claire. De zéro Mégawatt, le Bénin produit aujourd’hui grâce à cette Centrale flambant neuve 127 Mégawatts. Ce qui fait 60% de production autonome en l’espace de quelques années. C’est extraordinaire, c’est historique », s’est-il exprimé. Selon le premier patron de l’énergie, M. Dona Jean-Claude Houssou, « cette infrastructure gigantesque a été réalisée dans un délai court avec un coût relativement bas (17 mois au lieu de 18 et 90 milliards au lieu de 110 milliards). On a tenu les engagements par rapport aux impacts environnementaux et sociocommunautaires vis-à-vis de la population environnante. 3 km de voie pavée construite, construction de l’Infirmerie, du Commissariat,  construction de 25 salles de classes et de 25 km de réseau électrique pour densifier et permettre à la population d’avoir accès à l’électricité. Donc, on peut dire sans aucun risque de se tromper que les fruits ont tenu la promesse des fleurs. C’est un choix pertinent et responsable qui a été fait. Cette centrale a assuré un coefficient de disponibilité de 98, 06 %. Ce qui en d’autres termes veut dire qu’elle a pratiquement répondu à tout moment à toute sollicitation. C’est une performance singulière et appréciable compte tenu de la nature des moteurs ».

Tout en invitant les populations à la patience, le ministre rassure que le Bénin atteindra son objectif, celui d’avoir une autonomie réelle de 240 ou 250 Mégawatts tant en énergie électrique thermique qu’en énergie solaire photovoltaïque en 2022. «   Le travail est gigantesque pour ne pas dire titanesque. L’électrification rurale a pris également un véritable envol. Des centaines de contrées n’étaient pas impactées. Actuellement, cette électrification va impacter plusieurs centaines de localités en plus de ce qui a été déjà fait. Par ailleurs, nous sommes déjà en fin de processus d’appels d’offres pour la construction de quatre Centrales solaires d’une puissance totale de 50 Mégawatts (Bohicon, Parakou, Natitingou et Djougou). Ainsi, à l’horizon 2022, le Bénin sera autonome en termes de capacité énergétique compte tenu de notre pic de consommation (le niveau maximal de la demande) qui tourne autour de 240-250 Mégawatts. Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la concrétisation de ces réalisations et invitons les populations à plus de patience car le meilleur reste à venir à travers de nouveaux défis que nous allons ensemble relever », a-t-il conclu.

Notons que le développement d’une  Nation passe par la compétence et le dynamisme de ses cadres. La nomination de M. Dona Jean-Claude Houssou au poste de ministre en charge de l’Énergie, par le président de la Rupture, Patrice Talon est un choix exceptionnel. Et ce dernier a fait preuve d’audace avec un management hors pair pour terminer le changement. Aujourd’hui, loin d’un musée, le Bénin peut  se targuer de disposer d’une Centrale thermique ultra-moderne, de dernière génération, pour assurer son autonomie énergétique. Maitrisant son sujet, le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU  a fait preuve d’originalité et qui fait avancer les choses. Avec un personnel hautement qualifié et bien formé, cette infrastructure de haute portée énergétique force l’admiration et défie les incertitudes. On peut toucher du doigt cette réalisation historique  qui garantit l’énergie électrique 24h/24h et couvre 60 % de la consommation nationale avec une main d’œuvre locale. La centrale a produit en un an plus de huit cent millions de kWh et fonctionné à près de 90% au gaz.

Cela confirme une fois encore la pertinence du choix d’une centrale électrique thermique bicombustibles avec utilisation du gaz prioritairement, de coût moindre par rapport au fioul lourd, et avec moins d’impact sur l’environnement. C’est  simplement inédit. Et Patrice TALON doit absolument rééditer l’exploit.

H. HOUETCHI

LA REDACTION

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