TOGO : Une plainte déposée à Genève par un collectif d’avocats togolais contre le TOGO dans l’affaire du Colonel Toussaint Bitala M.

Décédé le 3 mai dernier dans des circonstances non encore élucidées, le Colonel Toussaint Bitala Madjoulba reste toujours gravé dans la mémoire de chacun de ses proches. Ces derniers font créer un collectif d’avocats en France pour booster le dossier afin que la lumière et la justice soient faites.

Rendue publique par Me Songue-Balouki Mawaba, avocate au Barreau de Marseille et constituée conseil par un membre de la famille éplorée, l’information d’internationalisation de l’affaire Madjoulba suit son coup. En effet, un collectif d’avocats a été créé en France pour faire la lumière sur les circonstances de son décès. « Il y a un membre de la famille, le seul courageux qui m’a désignée pour être son avocate pour que justice soit rendue parce que les autres membres de la famille ne bougent pas », a déclaré Mme Songue-Balouki Mawaba sur Radio Galère, une radio en ligne émettant depuis Marseille en France, au cours d’une émission dénommée « Plateau du Sénégal » mais qui se veut panafricaine et aborde des sujets ayant trait à d’autres pays du continent africain. Elle poursuit en affirmant « Ça ne bouge pas, j’essaie de faire bouger les choses. J’ai créé un collectif, avec deux autres avocats d’origine togolais, Me Alexis IHOU, avocat au Barreau de Lille, Me Raphael Kpande-Adzare, avocat au Barreau du Togo (…)». Elle a précisé au cours de l’émission que la justice togolaise n’ayant pas pris le dossier  au sérieux, elle a déjà porté l’affaire devant les juridictions internationales et saisi le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève en Suisse. « Je me suis dit que comme je suis avocate de l’un des membres de la famille, mais si je porte plainte au Togo, je le mets en danger, du coup j’ai saisi le CDH, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève », a-t-elle informé au cours de l’émission.

Feu Colonel Toussaint Bitala Madjoulba

Par ailleurs, l’avocate se dit confiante de l’aboutissement de ses démarches. Elle explique, « C’est une institution devant laquelle on peut porter plainte. Au fait ce conseil ne rend pas de jugement, il rend des avis. Mais avant de rendre des avis, il demande à l’Etat concerné de venir se justifier  sur la requête présentée par la victime. Donc j’ai déposé la requête le 10 juillet 2020 devant le CDH des Nations Unies à Genève. J’ai quand même demandé que le non de mon client ne soit pas cité. J’ai eu un accusé de réception me disant qu’ils ont bien enregistré la plainte, après ça va passer en commission pour qu’ils voient s’ils sont compétents ou pas. Après ça, ils vont demander au Togo de se justifier sur le problème ». Informant sur les raisons de sa détermination à saisir le CDH des Nations Unies à Genève, elle déclare : « La justice du Togo, ça n’existe pas ; je ne compte pas sur la justice du Togo, mais je compte sur une pression internationale sur le Togo (…) ». Elle promet saisir dans les jours à venir la Cour de justice de la CEDEAO. « J’ai saisi le CDH, après je vais saisir la Cour de justice de la CEDEAO, après on va continuer. C’est parti pour de longues années », a déclaré Me Songue-Balouki Mawaba.

H. HOUETCHI

LA REDACTION

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