ÉCONOMIE : SELE YALAGHULI PROPOSE UNE NOUVELLE STRATÉGIE À L’AFRIQUE POUR SON AUTONOMIE FINANCIÈRE.

Invité ce dimanche matin, dans l’émission « Débat africain », le ministre des Finances de la République Démocratique du Congo, José Sele Yalaghuli affirme que  » le temps est venu pour que l’Afrique aille vers des nouveaux paradigmes de développement afin de se délester de la dépendance extrême à l’économie internationale et de s’ériger en des économies autonomes intraverties « .

L’argentier congolais a donné son avis sur la situation économique du continent africain. Après avoir expliqué que l’Afrique est financièrement dépendante de l’économie internationale, il recommande : « Les recettes pour renforcer la résilience des économies africaines sont connues. La diversification des activités économiques, l’industrialisation, la désaccoutumance aux matières premières, la mobilisation efficiente des ressources financières… Nouveau paradigme, nouvelles approches. Soyons pragmatiques. A propos des PME par exemple. Il faut cibler ce que les PME peuvent produire et leur apporter les crédits nécessaires dans ces domaines-là ».

José Sele Yalaghuli

Il préconise qu’il faut des nouvelles approches plus inventives et adaptées à chaque pays dans une dynamique d’ensemble, tout en affirmant : « En tant qu’économiste, je n’ai jamais cru qu’il existait un modèle économique applicable à tous les pays ou à tous les continents de la même manière. Chaque pays a ses spécificités, ses contingences historiques, institutionnelles et culturelles. Il faut mutualiser les efforts en évitant que les regroupements économiques sous-régionaux et régionaux africains se substituent en une plate-forme supranationale pour tracter chaque pays. Il faut considérer les convergences des critères économiques. »

Abordant le sujet sous le même angle, Paolo Gomez, co-fondateur de New African Partners, une plateforme d’investissements déclare : « L’Afrique doit mettre en place des politiques visant à injecter des ressources vers le secteur privé. Cette relance va nous obliger à nous endetter encore plus. On importe pour 35 000 milliards USD/an, l’Afrique. Il y a un réservoir d’affaires et d’opportunités dans chaque pays. Avec 44 milliards USD de dette à rembourser cette année, l’Afrique n’est pas super endettée ».

H. HOUETCHI

LA REDACTION

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