Covid-19: EN COLLABORATION AVEC LES INTELLECTUELS AFRICAINS, WOLE SOYINKA LANCE UN APPEL VIBRANT AUX DIRIGEANTS DU CONTINENT.

Le prix Nobel de littérature, Wole Soyinka cosigne avec 100 intellectuels d’Afrique et de la diaspora une lettre ouverte aux gouvernants africains en temps du Covid-19. À travers cette lettre, ils demandent aux dirigeants africains de gérer cette crise avec compassion et un sens d’humanisme.

Le Nigérian, Wolé Soyinka, prix Nobel de la littérature avec des intellectuels d’Afrique et de la diaspora, ont adressé une lettre ouverte aux gouvernants africains, tout en les appelant à un changement de méthode de gouvernance en ce temps du Covid-19.

«Faisons en sorte que tout cela ne soit pas encore un gâchis, tirons quelque chose de positif de ce désordre universel », a affirmé M. Wolé Soyinka.


Le collectif, constitué de plusieurs dizaines d’intellectuels, écrivains, universitaires, chercheurs et enseignants, économistes et des scientifiques, dans sa lettre, a fait des recommandations aux chefs d’États africains.


Ils appellent les dirigeants africains à « repenser la santé comme un bien public essentiel ». Ils déplorent le grand décalage révélé par la pandémie du coronavirus, entre « une Afrique en mouvement, célébrée de par le monde » depuis près de dix ans.

Wole Soyinka


« Il est important de repenser la santé comme un bien public essentiel, de revaloriser le statut du personnel de la santé, de relever les plateaux techniques des hôpitaux à un niveau qui permet à tous, y compris les gouvernants eux-mêmes, de se faire soigner en Afrique », plaident les signataires de la lettre.

 Selon le collectif, il est temps que le continent prenne en mains son destin. C’est le moment de sortir de « l’imitation stérile ». Il souhaite l’adoption sur le continent, sans souci contextuel, des régimes d’exception mis en place par les pays du Nord contre la propagation du Covid-19.


« Nombreux sont les dirigeants africains qui imposent un confinement brutal à leurs populations, souvent ponctué, lorsqu’il n’est pas respecté, de violences policières. Si de telles mesures satisfont les classes plus aisées, à l’abri de la promiscuité et ayant la possibilité de travailler à domicile, elles demeurent punitives pour ceux qui doivent recourir à la débrouille et aux activités dites informelles », observe le collectif.

Ils conclurent leur lettre en déclarant avec conviction : « Nous n’avons pas le choix, nous devons changer de cap ».

H. HOUETCHI

LA REDACTION

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