Célébration des religions endogènes au Bénin

Jean -Michel Abimbola, plus que ministre de la culture, honore le culte des ancêtres

À Ouidah ce 10 janvier 2020, et pour la première fois depuis qu’il tient les rênes du département de la culture, Jean-Michel Abimbola a honoré le Vodoun. Et comme un digne dépositaire du culte de nos ancêtres, il a déroulé à Gléxwé, un discours dans le protocole d’une prière réglée à l’horloge du sacré. Il ne peut en être autrement quand il exprime sa foi en ce que le Bénin, berceau du Vodoun, «culte voué à un ensemble de divinités présentes partout, en tout». Le ministre de la culture est d’ailleurs bien dans sa matière, car artisan et partisan d’une réhabilitation du culte traditionnel, jusque-là mal connu et diabolisé à tort, étant donné que le Vodoun constitue le fondement de notre identité et en caractérise la diversité.

À propos de la conscience culturelle inédite

Jean-Michel Abimbola ne fait pas dans l’incantation vide en revenant sur le vecteur de développement qu’incarne la culture pour le président Patrice Talon. À juste titre, le projet la Route des Vodoun/Orishas a été pensé pour «permettre à toute personne de mieux approcher cette réalité propre au Bénin sans se sentir souillée ou travestie car, en effet, lorsque nous visitons une cathédrale, une basilique ou une mosquée dans les nombreux pays de référence que nous parcourons, nous ne devenons pas pour autant des chrétiens ou des musulmans par ce seul fait.»


En somme, avec Jean-Michel Abimbola, le gouvernement de la rupture donne ainsi la main aux partenaires que constituent les dépositaires du Vodoun, dignitaires, prêtres, adeptes, pour faire de cet héritage vivant un gage de développement socio-économique. Et c’est bien naturellement que le ministère de la culture, sous le leadership du président Talon et l’expérience avérée du ministre Abimbola, prend les mesures qui s’imposent pour la sauvegarde, la valorisation et la promotion des valeurs que portent nos religions endogènes. Car, c’est aujourd’hui une question d’identité et d’existence stratégique dans un monde globalisé.
Une fois de plus et sans fanfares ni artifices, Jean-Michel Abimbola prouve que Patrice Talon sait mettre l’homme qu’il faut à la place indiquée, car tout le monde peut être ministre de la culture, mais très peu maitrisent la quintessence du job, au-delà des clichés.
Il ne reste qu’à souhaiter la bénédiction de Dieu et l’accompagnement des mânes de nos ancêtres afin qu’avant le 10 janvier 2021, les fruits portent la promesse des fleurs.

✍🏽VodFid

F-KINT

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