LE KANVÓ NATIONALE DU BENIN: UNE RICHESSE CULTURELLE ET DIPLOMATIQUE

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Le Bénin, petit pays de l’Afrique de l’ouest de vu sur la façade atlantique, en forme de clé d’ouverture par la projection satellitaire entre le Nigeria, le Togo, le Burkina et le Niger, est riche, très riche culturellement parlant. Les pagnes ‘’Made in Bénin‘’ appelés communément en local « le kanvó », c’est-à-dire, les pagnes tissés en sont des preuves palpables, peu perçues par les Béninois en générale et les autorités en particulier.

 Outre la couleur de la peau, le look vestimentaire des ressortissants d’un pays, informe d’ores et déjà sur leur identité culturelle et leur tradition. Valoriser les ‘’Made in Bénin‘’, c’est assurer l’indépendance du Bénin sur l’un des besoins fondamentaux de tout homme qu’est ‘’se vêtir‘’ ; c’est aussi la mise en œuvre d’une politique et économique de production massive du pagne tissé et enfin son ouverture sur le marché africain voire mondial, source d’emplois réels. Comme son nom l’indique, le pagne tissé ou  » kanvó », est un pagne qui est tissé à la main par des artisans Béninois encore appelés ‘’Tisserands‘’. Fabriqués à base de toile ; c’est-à-dire de tissu de fil, de lin, de chanvre ou de coton ; les pagnes tissés à l’origine et même jusqu’à nos jours, constituent des supports de communication sur les valeurs culturelles et cultuelles du Bénin.

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Les tisserands y insèrent des images variées et diversifiées sur l’historique des royautés du Dahomey qui à l’époque était détenu par une classe précise dans la royauté. C’est d’ailleurs ces types de pagnes que la majorité des artistes de la musique traditionnelle du Bénin, utilisent dans le cadre de la réalisation des clips vidéo de leurs morceaux ainsi qu’a l’occasion de leurs prestations. Très rares sont les Béninois qui portent les pagnes tissés par fierté pour le Bénin, mais la majorité des Béninois s’en détournent par peur de la modernisation qui demande à ce qu’on se conforme à un style donné. Il est vrai que ‘’l’habit ne fait pas le moine‘’, mais c’est à travers l’habit qu’on reconnaît le moine. ‘’Se vêtir ‘’ est le quotidien de tout Béninois. Mais ‘’ le consommons local‘’, n’est pas encore enraciné dans leurs habitudes étant entendu que la modernisation s’impose. « Je m’habille à l’occidentale au bureau, parce que la diplomatie béninoise l’exige ainsi. Que peut un simple cadre comme moi. Aussi je m’y sens à l’aise», a confié un ancien ami collègue diplomate. Le Bénin doit-il continuer à dépendre de l’extérieur pour se vêtir avant de respecter les normes de la modernisation? La réponse est non, puisque les tisserands font preuve, de nos jours avec le « Kanvó national », d’une créativité beaucoup plus moderne avec des motifs aussi bien variés que diversifiés et qui n’ont rien à envier aux pagnes importés qui n’apportent réellement pas des devises et de l’emploi réels au plan national. Toujours dans l’optique de répondre aux attentes des Béninois, les tisserands produisent des pagnes tissées de qualités diverses adaptées aux quatre saisons de l’année : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Mieux encore, plusieurs stylistes Béninois entre autres, le styliste Lolo Andoche, JB Hounyovi, etc, innovent en confectionnant à base des pagnes tissés, des vestes, chemises, et accessoires (homme-femme). Donc tout ce dont, une femme ou un homme a besoin pour s’habiller de façon moderne tout en valorisant son identité culturelle. Et c’est dans cette perspective qu’est née sous l’initiative de Emilie Tibouté Sama ; ‘’ la nuit du pagne tissé ‘’, dont l’objectif est de conscientiser tous les Béninois sur les défis culturels et économiques afférents à la valorisation du « kanvó » pagne, made un bénin. Le manque d’implication politique et gouvernemental amène à se demander si réellement la diplomatie béninoise joue son rôle. S’imaginer le corps diplomatique béninois et les membres du gouvernement habillés en « Kanvó national » serait une réelle valorisation de l’identité culturelle béninoise et une motivation nationale. La création d’un marché local pour le pagne tissé et la pénétration du marché international, est l’objectif de l’ensemble des Tisserands Béninois qui mettent d’ores et déjà en exergue leur génie créateur mais la volonté politique est visible. Tissées à la main, les pagnes ‘’Made in Bénin‘’ dont la qualité est indiscutable, reviennent relativement chers. Ce qui fait que son coût dissuade bon nombre de Béninois, qui par patriotisme, adhèrent à cet idéal, celui de valoriser les pagnes « kanvó » ou ‘’Made in Bénin‘’.

Avec le site National du Toursime

F-KINT

One thought on “LE KANVÓ NATIONALE DU BENIN: UNE RICHESSE CULTURELLE ET DIPLOMATIQUE

  1. En tant que styliste Beninois à l’extérieur !! Je tiens à remercier l’auteur de ce texte , rajouter que c’est une vérité criarde !!
    Merci beaucoup pour ce travail abattu
    Nous devons continuer cette lutte d’informations ! Et créer un groupement pour la réflexion du développement de notre culture ( kanvo)
    J’ai eu à confectionné pas mal notre identité !! Et c’est vraiment agréable
    Vive notre pays , et ces valeurs

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