« Contribuer depuis la France au Pag… »

Interview du coordonnateur de la section Hexagonale du Bloc républicain

« Contribuer depuis la France au Pag de Patrice Talon », selon Wilfrid Kintossou

Le parti Bloc républicain étale ses tentacules aussi bien à l’international qu’ici au Bénin. Dans ce premier cadre, il faut noter la mise en place de la section France du BR et de son bureau présidé par Wilfrid Kintossou. Dans cet entretien, ce compatriote devenu citoyen du monde depuis près de deux décennies qu’il a quitté le Bénin pour la France,  dévoile ici les objectifs assignés à cette section pour fédérer les béninois de la diaspora. Aussi, n’a-t-il pas manqué de dire le rôle capital que doit jouer les béninois de France pour accompagner et soutenir Patrice Talon pour l’atteinte des résultats de son Programme d’actions du gouvernement (PAG)

            Vous venez de prendre les rênes de la section France du parti Bloc républicain. Quels sont les sentiments qui vous animent ?

Tout d’abord, je vous remercie de nous offrir cette opportunité pour parler de la section France de notre parti, le Bloc républicain.

En effet, la section France de notre formation politique a été finalement portée sur les fonts baptismaux. Tout cela s’inscrit dans le cadre de la poursuite de l’ancrage territorial du Bloc républicain et de la concrétisation du cahier de charges de ses dirigeants. En effet après sa naissance à Parakou, le 8 décembre 2018, il fallait mettre en place ses structures de base dont la section de France qui a vu le jour à Paris, le 11 juillet 2019.

C’est le moment de remercier le triumvirat qui nous dirige : nos chers présidents Abdoulaye Bio Tchané, Robert Gbian et Jean Michel Abimbola qui nous a fait l’honneur de se déplacer  personnellement à Paris pour officialiser la mise en place de cette structure de militantisme au profit des compatriotes de la diaspora qui soutiennent le président Talon.

Mes camarades du bureau et moi-même, les remercions pour la confiance qu’ils nous accordent, je promets au nom de tous que la mission à nous assignée sera  couronnée de succès, nous avons le devoir de faire la fierté du Bloc Républicain, de démontrer la richesse et le dynamisme qui animent les béninois de la diaspora française. 

Je suis conscient de la grande mission qui nous attend mon équipe et moi. Cependant je reste confiant sur le fait que nos convictions nous éclaireront et notre persévérance nous permettra de surmonter toutes les difficultés que nous pourrions rencontrer.

A la tête d’une structure emblématique comme la section BR de France comment comptez-vous  vous y prendre pour combler les attentes des militants et des responsables du parti ?

Le terrain est déjà largement balisé et nous avons déjà un cahier de charges qui s’inspire des recommandations du parti. C’est cela la grande différence au Bloc républicain. En effet, les experts ont fait un travail qui prend en compte tous les aspects de la gestion des structures de base, car il ne s’agira pas pour nous d’improviser et d’être dans les approximations.  Il est donc prévu que grâce aux sections comme la nôtre, le Bloc Républicain  s’engage à mener une politique d’intégration de la diaspora dans les actions de développement économique et social.

Pour ce faire, nos textes fondamentaux (statuts et règlement intérieur) seront respectés, car ils constituent notre cadre règlementaire. La gestion la plus efficace dans les structures de base, passe par le respect des textes. Nous ferons en sorte que ces derniers soient notre bréviaire. Mieux, en fonctions des pouvoirs qui nous sont attribués, nous allons décliner un Programme de travail annuel (PTA) cohérent en phase avec le projet de société de notre parti qui prend en compte les activités de militantisme, de solidarité entre nous membres de la diaspora sans oublier celles relatives aux questions de développement de la Nation.

Vous êtes une figure importante de la diaspora béninoise en France. Votre long séjour ici et votre profil de militant ont-t-ils contribué à cette marque de reconnaissance ?

Je dois vous avouer qu’avoir les caméras orientées sur ma personne est difficile pour moi, parler de mon ancrage politique et associatif l’est un peu aussi.

 Je voudrais faire en toute modestie comme Montesquieu qui parle de la ‘’mémoire justificative’’ laissez les autres vous juger sur la pureté de vos intentions, de vos faits et gestes.

Vous refusez de parler de votre parcours. Vous donnez donc raison aux rumeurs qui disent que : « Vous êtes un ouvrier de la 25ème heure de la Rupture » ?

 (Rire). Nous voyons davantage là où vous voulez en venir. Nous n’allons pas aller sur ce terrain des quolibets. Nous pouvons juste vous dire que nous ne sommes pas un ‘’ouvrier’’ de la 25ème  heure.

Sur  le plan politique, je (l’utilisation ici de la première personne vaut tout son pesant)  suis un ancien membre du Parti socialiste français auquel j’ai adhéré en 2005. Sous l’ombre triomphante de ce parti,  j’ai eu la chance d’introduire la fondation Paul Darboux  auprès de Martine Aubry, la maire de Lille, la ville où je réside.

Lorsque le candidat Patrice Talon a dévoilé son intention de briguer la magistrature suprême en 2015, (c’était ici à Paris) j’ai contribué à la naissance de la Coordination nouveau départ diaspora Bénin (CNDDB).  A la veille du premier tour de la présidentielle de 2016, j’ai eu l’honneur d’être désigné par le candidat Patrice Talon pour défendre son projet de société face aux représentants des autres candidats lors d’un grand débat  qui a rassemblé les compatriotes Béninois vivant ici en France.

Depuis l’Hexagone, le Mouvement des citoyens engagés pour un Bénin prospère (MCEBP) que j’ai co-créé et présidé depuis 2015, en synergie d’actions avec les autres membres du bureau a battu campagne pour le candidat Patrice Talon. Et vous connaissez la suite.  Depuis le 6 avril 2016, il préside aux destinées du Bénin.

Et dans la droite ligne de sa réforme phare relative au système partisan, à la naissance du Bloc Républicain,  mon mouvement est l’un des 158 qui ont donné naissance à cette grande formation politique à Parakou,  le 8 décembre 2018.

Je dois signaler aussi que je suis membre du Haut conseil des béninois de l’extérieur et ayant participé à plusieurs rencontres dont la dernière à Cotonou en décembre 2018.

Sans oublier que j’ai un petit ancrage associatif. En effet, dès mon arrivée en France  en 2002, j’ai milité dans beaucoup d’associations de Béninois et d’Africains. C’est le cas de l’ILF-Quatre cautions, une association qui existe depuis 40 ans dans le Nord-Pas-de- Calais et en Picardie. Ici, j’ai gravi les échelons et j’ai été élu secrétaire général pour un mandat de deux ans, un mandat qui a été renouvelé.

En toute modestie, je pense que c’est au regard de ce parcours que les compatriotes béninois de la diaspora, militants du Bloc républicain, ont porté leur choix sur ma personne pour diriger la section France, un choix entériné par nos trois présidents.

Voilà un peu ce parcours qui démontre que je ne suis pas « un ouvrier de la 25ème heure».

Pour réussir une mission du genre, il faut avoir un bon Bureau. Est-ce le cas de la section que vous dirigez ?

Les membres du bureau de la section France du parti Bloc républicain font partie des figures emblématiques de la diaspora dont la fulgurance n’est plus à démontrer. Nous ne pouvions espérer mieux et nous nous réjouissons de cette richesse de compétences.

Ainsi, nous avons par exemple au poste de secrétaire général, Yves Ahouangonou, un concentré de savoir-faire.  Nous avons aussi dans le bureau Sylvana Léganmè, Imelda Bada, Thierry Apovo, Josée Codjia, Arafat Tabé, Aziz Adjikpè et Landry Dotou.

Ils sont tous « carapacés» pour les enjeux autant psychologiques, structurels et conjoncturels qui nous attendent. Nous sommes convaincus qu’avec cette équipe, nous irons loin.

A la tête de la section France du BR que comptez-vous faire ici pour que le Programme d’actions du gouvernement soit une réussite ?

Des experts ont été commis par notre parti pour faire connaitre les actions à mener pour accompagner le Programme d’actions du gouvernement du président Talon.

Ces actions qui doivent s’inscrire en droite ligne du PAG sont multiples.  D’abord, le Bloc républicain prône la politique d’une diaspora béninoise mieux organisée qui se sente partie intégrante de la Nation béninoise.

Aussi, s’agit-il de faire aboutir les réformes comme l’entretien de bonnes relations avec la diaspora, la réorganisation et le renforcement des structures nationales existantes œuvrant pour la promotion des béninois de l’extérieur.

En outre, nous allons nous atteler à la facilitation de la réinsertion des membres de la diaspora désireux de rentrer au pays. Il est également prévu que le Bloc républicain  promeuve une politique d’intégration de la diaspora dans les actions de développement économique et social.

Par nos actions, nous devrons entre autres contribuer à l’organisation de visites touristiques en faveur des béninois de l’extérieur des 2ème et 3ème générations pour leur faire connaître et aimer leur pays d’origine et leur faire découvrir son patrimoine culturel.

Nous ferons en sorte que nos actions suscitent la réalisation en commun de projets entre les Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et des Associations de béninois à l’étranger. Nous devrons aussi aider au renforcement des programmes de transfert de compétences des béninois de l’extérieur, proposer de réformes appropriées pour leur assurer une représentation de qualité dans certaines instances nationales.

Enfin, nous devrons encourager la création des lobbies pour soutenir la politique de l’Etat béninois dans les pays d’accueil pour les béninois de l’extérieur.

Comme vous pouvez le constater, ce sont des initiatives très ambitieuses pour contribuer à la réussite du Programme d’actions du gouvernement du Président Patrice Talon.

Pourquoi cette longue attente après le congrès de Parakou en décembre 2018 pour installer l’instance dirigeante de votre section quand on sait que celle de l’Union progressiste en France a été fonctionnelle en un temps record ?

(Rire). Il est vrai que plusieurs autres partis politiques de notre pays ont tenté de mettre sur pieds une structure ici.

En vérité, nous ne faisons pas une course de vitesse. Chaque structure œuvre pour des combats légitimes et avec un chronogramme bien détaillé.  Nous ne souhaitons pas poser des actes dans la précipitation mais embarquer tout le monde avec nous. C’est une approche pragmatique, c’est l’approche du Bloc républicain.

Pour nous, il était impérieux de prendre notre temps en tenant compte de la nécessité de devenir de ‘’bétonner’’ notre plan. Gérer une structure de cette envergure, c’est une perspective importante qui interroge, inquiète et qui peut provoquer un choc. Nous avons réussi à dépasser cette étape.  Maintenant nous sommes convaincus que ce travail de base va générer de l’espoir. Avec cette mission qui nous est désormais assignée, nous devons y mettre notre personnalité, notre cœur et nos tripes.

Nous devons faire en sorte que notre sentiment d’appartenance à ce groupe soit en lien avec notre identité. Au regard de toute cette dimension de notre mission, nous avons pris notre temps tout en restant uniquement concentrés sur notre plan d’occupation et de déploiement.

Si on doit prendre date pour l’avenir  que peut-on retenir ?

Selon notre Programme de travail annuel, nous prévoyons un grand lancement de nos activités. Ce sera à Paris certainement en début du dernier trimestre de 2019. Nous allons ce jour-là conjuguer le militantisme avec les questions essentielles du développement de notre pays sous le leadership du président de la République, Patrice Talon à travers son programme d’actions du gouvernement. L’avenir est là et le meilleur reste à venir.

La Rédaction

F-KINT

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