L’agriculture comme porte de salut

En recherchant d’autres niches économiques pour faire face à la chute vertigineuse du prix du pétrole, le Congo-Brazzaville de Dénis Sassou Nguesso, a décidé de miser sur l’agriculture.

En grande partie recouvert de forêts équatoriales, le Congo-Brazzaville possède de vastes terres arables mais non cultivées. Ces dernières représentent environ le tiers de la superficie totale de ce pays de près de 350.000 Km2.

Mais, cette Surface agricole utile (SAU) non inexploitée convenablement est désormais un lointain souvenir. En effet,  les autorités gouvernementales sous l’égide du président Sassou Nguesso ont décidé d’inverser la tendance en faisant de l’agriculture, une priorité.

Du coup, un plan de relance de l’agriculture est désormais à l’ordre du jour.  Objectif, miser sur l’agriculture pour une reprise économique rapide doublée d’une croissance durable et inclusive. Et en parcourant ce projet de relance, il fixe des priorités nationales et régionales de développement. 

Pour ce faire,  le gouvernement de Sassou a donc entrepris d’aider à la réduction des coûts de transaction,  à l’amélioration de la connectivité entre les zones périurbaines ou rurales.

Aussi, priorise-t-il les marchés de croissance sans oublier l’amélioration de la compétitivité des aliments produits localement. Il devrait, par ailleurs, améliorer le cadre règlementaire et législatif pour assurer la promotion du climat des affaires.

En outre, la relance de l’agriculture, privilégie le dialogue public-privé et le renforcement des capacités des institutions qui soutiennent le développement de l’agriculture commerciale. Sans oublier que cette initiative consolide les acquis du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales lancé en 2008.

Ce projet doit désenclaver les bassins de production pour améliorer les conditions de travail, les capacités de production et de rendement des producteurs. Ce programme, a bénéficié d’un cofinancement de la Banque mondiale et de l’Etat du Congo. Ce qui permet d’impacter plus de 360.000 bénéficiaires dont 51,30% de femmes, fers de lance du projet qui vise à doubler le rendement de certaines cultures vivrières.

Comme autres acquis pour cette relance de l’agriculture, il y a la matérialité de 1301 km de pistes rurales réhabilitées du nord au sud du pays, 41 infrastructures de marchés construites et 910 microprojets relatifs au secteur agricole. C’est fort de tout cela que dans un pays où la fertilité de ses sols n’est plus à démontrer, le Congo refuse désormais d’être dépendant de l’étranger pour nourrir sa population.

Lire la suite dans la parution de Juillet 2019

F-KINT

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