• 27 May 2019
0 Comments

Fédération béninoise de football

La Fédération béninoise de football (FBF) a procédé à l’élection de son Comité exécutif le samedi 25 août 2018. Désormais aux commandes de la FBF, se trouve Mathurin de Chacus. Celui-ci avec ses méthodes managériales fait souffler un vent radieux sur une structure qui est restée longtemps sous le joug des divisions.

« Je vais placer mon mandat sous le signe de la transparence et de la crédibilité de la FBF… Je ne vais pas embrigader le pouvoir de président. Je vais libérer, je vais créer des cellules et je vais donner le pouvoir à tous les membres du comité exécutif pour accompagner la jeunesse. C’est sur ça que ma gestion va être basée », a-t-il confié dès son élection.

Comme une profession de foi et en guise de vision, Mathurin de Chacus n’a montré qu’il n’a pas le temps. Il sait là où il va. Il connait ses objectifs. Il sait comment s’y prendre pour avoir les résultats, surtout axées sur les résultats.

Pour lui, le football au Bénin doit reprendre le pouvoir. Ce qui passe par les clubs mieux structurés, les joueurs mieux aguerris, un cadre règlementaire bien assaini sans oublier la partition des autres acteurs de ce sport.

Mieux, Mathurin de Chacus a compris que l’avenir passe par la jeunesse. Il a juré rompre avec les méthodes rétrogrades pour se tourner vers des projections futuristes basées sur le travail. Et pour lui, l’avenir passe par la formation des jeunes et le football à la base. Et ce n’est pas pour rien que dès sa prise de pouvoir, il a laissé à la postérité : « Il faut qu’on arrête avec cette façon de faire et donner une bonne formation à nos jeunes qui peuvent valablement nous re- présenter. Il faut qu’on aborde les matchs en croyant à la victoire », a-t-il soutenu.

 

Management et qualités intrinsèques

Aussitôt les discours finis, il joint l’acte. II a fait redémarrer le championnat de football du Bénin. C’était le samedi 27 octobre 2018, deux mois seulement après son élection et ce après plusieurs années Mieux, c’est que cette compétition a eu un sponsor. Il s’agit de la société Vitalor qui a accepté d’impulser la ‘’Vitalor league’’ en déboursant 400 millions de F CFA.

Mathurin de Chacus n’est pas resté sans réagir. C’est mal le connaitre. Ainsi, après Vitalor, il met la main au chéquier et signe au nom de sa propre société Ofmas, 100 millions pour appuyer ledit championnat. En mettant ainsi les petits plats dans les grands, et en impulsant des réformes relatives à l’organisation des rencontres, les acteurs à divers niveaux sont satisfaits du déroulement du championnat. Ceci, contrairement aux éditions précédentes où les problèmes récurrents d’arbitrage et de primes de matches des joueurs revenaient sans cesse.

Aussi, convient-il de rappeler que le Comité exécutif de la FBF a travaillé avec les associations de supporteurs. Résultat, les différends qui existaient sont aplanis.

Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football impacte par son sens aigu du management. En effet, quelques semaines après son arrivée, Mathurin de Chacus a fédéré la famille du football autour de l’idéal du développement en confiant un rôle précis à chaque acteur. Résultat, la fédération est plus soudée, forte et conscience de la tâche qui l’attend.

En ce qui concerne la gestion des équipes nationales, surtout celle des ‘’Ecureuils’’ séniors, le nouvel homme fort de la FBF a montré son savoir-faire. En effet, lors de la 3ème et 4ème jour- née des éliminatoires de la Can 2019, le Bénin devait croiser les ‘’Fennecs’’ d’Algérie. Entre le match de la 3ème journée à Blida (Algérie) et celle de la 4ème journée à Cotonou (Bénin), le 16 octobre 2018, il n’y avait que quatre jours d’intervalle.

Ainsi, Mathurin de Chacus a mis en branle sa maestria. Ainsi, après le match en Algérie le 12 octobre 2018, les Béninois avaient très peu de temps de récupération. Pour cela, il fallait affréter un avion au lieu de se fier aux lignes commerciales. De ce fait, dès la fin du match en Algérie, les béninois sont vite rentrés pour préparer le duel face à l’Algérie.

Moins fatigués et requinqués, les ‘’Ecureuils’’ ont livré un match historique contre les ‘’Fennecs’’. Résultat, les algériens ont été défaits pour la première fois par les béninois. Mathurin de Chacus venait de donner à tout son comité, une leçon en matière de gain inestimable de temps en reléguant aux oubliettes, la notion élastique du temps chère aux Béninois.

L’affaire ‘’Ecureuils cadets gate’’,  le test grandeur nature. Dans cet élan inébranlable, Mathurin de Chacus s’est retrouvé subite- ment le dos au mur. Les tests IRM de plusieurs ‘’Ecureuils cadets’’ engagés dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie avaient été révélés faux à Niamey en septembre 2018.

A l’annonce de la nouvelle, le président du Comité exécutif de la FBF s’est illustré par sa volonté de faire la lumière en dépit de la posture des auteurs du forfait. « La situation est vraiment très grave… Je ne pourrai pas accepter que mon pays soit humilié de la sorte… Je vous rassure qu’il y aura la transparence. J’ai déjà déposé une plainte contre X au niveau du tribunal de Cotonou. Et les gens seront sanctionnés. C’est une honte nationale », avait affirmé Mathurin de Chacus à la presse locale.

La condamnation des acteurs impliqués dans cette affaire a fini de renseigner sur la détermination du nouveau Comité exécutif à conduire les affaires du football dans les règles de l’art.

Le président du Comité exécutif de la FBF, Mathurin de Chacus, surprend agréablement plus d’uns par son car- net d’adresses à l’international.

En effet, quelques jours après l’installation du Comité exécutif, son président a rendu une visite au président de la Fédération internationale de football association (Fifa), Gianni Infantino. C’était le mardi 4 septembre 2018, où les deux hommes ont eu une séance de travail au siège de l’institution faîtière du football mondial à Zurich.

Cette rencontre a convaincu la famille du football béninois de la grandeur et des ambitions du nouveau président de la FBF. Avec Mathurin de Chacus l’audace de s’inscrire dans un nouveau concept de développement du football béninois est là. Il ne peut en être autrement, car l’ambition de s’incruster dans le diamant ne fait pas de doute. Le reste, les résultats, ce n’est qu’une question de temps. Et le temps appartient à ceux qui savent prendre de risques comme le fait si bien Mathurin de Chacus.


La Rédaction

Author

fkints@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *