Côte d’Ivoire: Mise en service d’un « Supercalculateur »

La Côte d’Ivoire plane sur la sous-région.

La ministre ivoirienne de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, professeur Ly-Bakayoko Ramata et la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Finances et de l’économie de France, Delphine Geny-Stephann, ont procédé à la mise en service d’un joyau électronique. C’était le vendredi 29 juin 2018 à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan situé dans le quartier de Bingerville.

Le Centre national de calcul de Côte d’Ivoire, tout nouvellement implanté au cœur de l’université de Bingerville abrite la fierté technologique de l’Afrique de l’ouest.

La coqueluche de l’Afrique de l’ouest

Le joyau ivoirien n’est pas le premier sur le continent. Il s’agit du deuxième à être opérationnel, car l’Afrique du sud avait déjà eu à installer le sien au Cap en 2016. Ce qui a surement tapé dans l’œil des ivoiriens puis- que le protocole d’accord pour le financement du supercalculateur de Bingerville a été signé le 28 juillet 2016 à Yamoussoukro entre les gouvernements français et ivoirien.

Toutefois, les capacités du super- calculateur ivoirien méritent qu’on s’y penche. En effet, il est composé de sept armoires qui pèsent une tonne chacune. A l’intérieur, de nombreux serveurs informatiques reliés entre eux permettent de numériser des phénomènes complexes que la nature humaine n’arrive souvent à remarquer. Mieux, le supercalculateur de l’université de Bingerville est très rapide. Il est capable de réaliser 322 000 milliards d’opérations en une seconde.

De nombreux secteurs impactés Le supercalculateur offre de nombreuses possibilités d’avancées et ce, dans plusieurs domaines. De l’agriculture à la climatologie en passant par la santé, l’environne- ment et la sécurité, les prévisions météorologiques, le climat, la modélisation moléculaire, les simulations physiques ou financières, la marge de manœuvre de ce super ordinateur est vaste.

 

Au micro de la presse ivoirienne, le responsable du pôle développement durable du Centre national de calcul de Côte d’Ivoire, Souleymane Kona- te, a renseigné sur une situation dans laquelle le supercalculateur se révèle utile. « Les problèmes d’environne- ment sont des problèmes de plus en plus complexes et qui génèrent beaucoup de données. Donc pour pouvoir comprendre ces problèmes et analyser ces données, on a besoin d’une puissance de calcul et d’une puissance de simulation, parce que les problèmes environnementaux sont très difficilement réversibles donc la prédiction est la meilleure des solutions », a-t-il confié.

Sentiments mutuels d’un devoir accompli

Les Etats ivoiriens et français, à travers leurs représentants se sont réjouis de la concrétisation de l’installation de cet instrument. Au micro de la télévision nationale ivoirienne, la ministre ivoirienne de l’Enseigne- ment supérieur et de la recherche scientifique, professeur Ly-Bakayoko Ramata, n’a pas caché son allégresse. « Des sentiments de joie et de bonheur. Vous savez que grâce à l’engagement de monsieur le président pour une recherche scientifique d’excellence et l’implication personnelle de monsieur le premier ministre et l’appui de la France, la Côte d’Ivoire vient de se doter d’un supercalculateur, je dirai d’un joyau scientifique. Les chercheurs sont très heureux. Parce que comme on dit, cela permet de revenir au sud.

De ne pas aller en Europe pour chercher un supercalculateur », a-t-elle confié.

Elle a fi par citer quelques domaines de compétence du nouvel instrument. « Au niveau de l’agriculture ça peut permettre de faire des prévisions, d’augmenter la production. Au niveau de la santé, on peut étudier l’efficacité des molécules. Même les médicaments. A partir des plantes on peut mesurer l’efficacité de ces phyto-médicaments », a-t-elle conclu.

A la suite du membre du gouverne- ment ivoirien, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Finances et de l’économie de France, Delphine

Geny-Stephann a dit sa satisfaction.

« L’agriculture, la physique, l’industrie, l’énergie, tous ces domaines ont besoin de développer des simulations, des calculs numériques, et avoir cet outil à côté c’est vraiment une facilité qui est très utile, je pense, pour tous les laboratoires qui sont ici à Abidjan et c’est un signe aussi de la confiance dans la capacité de la Côte d’Ivoire à développer cette recherche et la rayonner au plan international… La France croit en la recherche en Afrique en particulier en Côte d’Ivoire. Il faut qu’il y ait ici des outils à la hauteur des ambitions. Ces ambitions c’est la recherche dans beaucoup de domaines.

Le Sénégal sur les traces de la Côte d’Ivoire

La course au supercalculateur s’an- nonce bien partie en Afrique au sud du Sahara. En effet, le Sénégal n’a pas attendu la mise en service du super ordinateur de la Côte d’Ivoire avant de se lancer dans la danse.

En juin 2017, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary TeuwNiane, avait annoncé les couleurs. « … Nous avons terminé toutes les phases pour l’achat du supercalculateur pour les chercheurs sénégalais, en partenariat avec la Banque publique d’investissement de France (…), ce sera le supercalculateur le plus puissant que nous ayons en Afrique avec 537 pétaflops», Avait-il confié à des journalistes à Oussouye à Ziguinchor au terme d’une visite de terrain. Et le ministre sénégalais a déjà commencé par vanter les mérites du futur supercalculateur du Sénégal. « Avec l’achat de ce supercalculateur l’Etat vise à mettre à la disposition des chercheurs sénégalais une puissance de calcul qui pourra accompagner l’agri- culture, la santé, l’océanographie, la météorologie et le développement du numérique pour la prise en charge des questions de sécurité qui sont devenues de plus en plus critiques », avait confié Mary TeuwNiane.

La Rédaction

F-KINT

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