La France en finale: « C’est un privilège…. » Deschamps.

DESCHAMPS : «C’EST UN PRIVILÈGE DE DONNER DU BONHEUR AUX GENS»

Heureux après la qualification des siens en finale de la Coupe du monde, le sélectionneur a refusé de s’enflammer avant le rendez-vous de dimanche.

Son sentiment après la qualification : «Je suis fier de mes joueurs et de l’état d’esprit qui les anime. Avec un état d’esprit comme celui-là, on peut renverser des montagnes. Ils sont jeunes, seront encore plus forts dans deux et quatre ans, mais on est en finale. Je suis content pour eux, moi aussi. Pour ma famille, mes proches, la fierté d’être là et d’avoir atteint cette finale. Ça pouvait paraître présomptueux d’annoncer vouloir être champion du monde. Ils se sont offerts cette possibilité mais on ne l’est pas encore. Faisons en sorte que notre destin soit le plus beau possible.»

 

Des buts de défenseur, signe du destin par rapport à 98 : «Chacun son destin. On veut faire en sorte qu’il soit le plus beau possible. Il y a des similitudes (avec 98), mais le mérite en revient aux joueurs. Ils font tout. Ça fait 49 jours qu’on est ensemble. Qui l’eut cru, à part vous ? (sourire) On a 5 jours avant la finale (dimanche contre l’Angleterre ou la Croatie). On va passer 48h à partager ce bonheur avec nos familles. On basculera pour tout faire pour être du bon côté cette fois-ci, pas comme il y a deux ans (finale de l’Euro, ndlr).»

Les images de joie en France : «J’ai vu ça. On m’a montré ces images. Ça rappelle de bons souvenirs mais c’était après une victoire. Mais là ce n’est que la demi-finale. On s’est offert cet immense privilège d’être en finale de Coupe du monde. Il y a deux ans ça été tellement douloureux (il souffle)… qu’il faut savourer. Ce n’est pas rien, deux finales en deux ans. Le sport, le football, en l’occurrence ce soir (mardi). On a le privilège de pouvoir donner du bonheur au gens. De partager ça avec le public français. On ne s’en rend pas compte. On a des messages, mais ce sont des bribes. On rentrera après dimanche. On fera tout pour qu’il y ait encore plus de bonheur.»

Son rapport avec France 98 et la génération d’aujourd’hui : «Il faut vivre avec son temps. Je ne leur parle jamais de mon histoire. Jamais. Ils la savent, certains n’étaient pas nés. C’est une autre histoire. Faire des comparaisons… Je ne vais pas leur parler d’il y a 20 ans. Je veux écrire notre histoire. C’était beau il y a 20 ans, mais il faut vivre avec son temps. Regarder dans le rétro, je ne suis pas comme ça et ce n’est pas comme ça qu’on va de l’avant. A un moment je dirai stop et je profiterai, mais le moment n’est pas encore venu.»

La montée en puissance des Bleus : «On les a très bien préparés, je vais me vanter un peu (rires). On a commencé très tôt, les anciens jouent leur rôle de cadre, les jeunes apportent leur folie. Quand il y a l’opportunité de saisir une occasion, il faut la prendre. Tout ça est solidifié à travers des résultats. L’Argentine, on est mené 2-1, on a pris de la consistance et de la valeur. Il faut se nourrir de ça. J’ai un groupe avec un bon amalgame. On va reprendre la formule, mais ils vivent bien ensemble. Le plus dur a été les trois matches de groupe, après… Personne ne se plaint dans ce groupe et l’importance de la compétition prend le dessus.»

Le but de Umtiti : «Le match a basculé sur un coup de pied arrêté. En face, la Belgique est une équipe athlétique, avec des garçons de plus d’1,90m. Avoir résisté dans ce domaine et avoir fait la différence, c’est très bien. On est tombé face à une très bonne équipe de Belgique, mais on lui a fait mal par moment. Avec plus de justesse technique on aurait pu lui faire plus mal. Mes joueurs étaient préparé à tous les cas de figure. Question mental et solidarité, mon équipe a montré tout ce qu’elle avait de bon dans ce domaine-là.»

Son destin si particulier dans le sport français : «Chacun a son destin. J’en ai un aussi. Il faut tout faire pour qu’il soit le plus beau possible. J’ai la responsabilité de mon équipe et quand ça se passe mal, le fautif est le coach, et quand ça se passe bien, les joueurs sont félicités. Ce n’est que du bonheur de les voir grandir vite. La qualité est là, mais il ne faut jamais rien lâcher.»

Le match de Pogba contre la Belgique : «Paul Pogba a été monstrueux dans tout ce qu’il a fait. Pas seulement dans son rôle offensif. Avec le ballon, il avait moins de liberté face à Fellaini, mais il a eu peu de déchet. Paul a pris beaucoup de poids dans l’équipe. C’est un des leaders qui est expressif. Il assume et ce qu’il fait sur le terrain ne peut que le rendre légitime à l’intérieur du groupe.»

Son plan pour contrer les Belges : «La performance défensive de mon équipe a été excellente. Le rôle d’Olivier (Giroud) et Antoine (Griezmann) a été important. Prendre des options pour contrer leurs deux milieux de terrain, laisser un peu plus le ballon à leurs deux défenseurs centraux qui sont moins bons balle au pied, sans leur faire injure. S’ils ont de l’espace, ils foudroient tout le monde. C’est pour ça qu’on était très bas.»

Envoyé spécial à Saint-Pétersbourg

Baptiste Desprez

F-KINT

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